Archive dans 26 mai 2017

Le parlementarisme en famille

Dans ces périodes de moralité, je propose qu’on s’intéresse à l’Oise.
Olivier Dassault, le fils de Serge, le petit fils de Marcel, est député depuis la Saint Glinglin de la première circonscription.
Mais voici que :
Alexis Mancel , fils de Jean-François Mancel, est candidat dans la deuxième circonscription.

« Depuis des lustres qu’il est élu, l’Oisien Jean-François Mancel (LR) rémunère sa fille Chloé et emploie en tant que bénévoles son fils Alexis et sa femme Brigitte. C’est du moins ce qui ressort de sa dernière déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. » (Le Courrier Picard, 28/01/2017) .
Alexis Mancel: «  Cela a toujours été un plaisir de travailler avec mon père. J’ai entre autres, aidé à formuler des propositions de lois  ». En lisant son CV, on note qu’il n’a pas pu exercer sa fonction à temps plein. Sur son profil Linkedin, le jeune aspirant député précise avoir étudié à Sydney, en Australie, entre mars 2008 et décembre 2010, au moment même où il était censé, selon sa description Viadeo «  faire de la relation publique auprès des habitants de la circonscription  ». Sur cette période, le jeune homme précise avoir plutôt «  travaillé à distance  ».  (Le Courrier Picard, 23/05/2017).

Et le quotidien d’ajouter (28/01/2017) : « Le parlementarisme en famille n’a pas de couleur politique. Michel Françaix (député PS) fait de même avec sa fille Véronique (à temps partiel) et Patrice Carvalho (PCF) avec sa femme Dominique. Ce dernier n’apprécie guère qu’on le lui rappelle. Très classe, il a rétorqué hier à nos confrères de France Info : « Venez voir chez moi, si ma femme ne travaille pas ! Elle nettoie même les chiottes de la permanence ! » Pour sa part, Alain Vasselle (LR) a pris pour collaboratrice sa fille Victoire au Sénat »

1252 – 26/05/2017

« Président du Conseil général de l’Oise de 1985 à 2004 et député depuis 2002. En 2000, il est condamné en première instance par le tribunal correctionnel de Beauvais (Oise) pour prise illégale d’intérêts dans une affaire mettant en cause ses relations financières avec une société de communication, Euro2C. Il est relaxé en 2001 par la cour d’appel d’Amiens, mais cet arrêt est censuré par la Cour de cassation. En 2005, il est condamné par la cour d’appel de Paris à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité. En 2006, la Cour d’appel de Paris annule son inéligibilité, tout en confirmant sa condamnation avec sursis et son amende. Jean-François Mancel est réélu président de la Communauté de communes du Pays de Thelle en 2001; il est élu député de l’Oise en 2002 et réélu en 2007 »
L’Express, 22/06/2009

Affaire Ferrand ou la danse des mal baisés

Je n’ai pas d’affection particulière pour Monsieur Ferrand, mais, en l’état actuel, je dis bien en l’état actuel, je ne crois pas qu’il y ait d’affaire Ferrand. Il faudrait en prouver davantage. Je pense alors que tous ceux qui se présentent aux élections feraient bien de s’occuper de nous montrer leurs projets plutôt que d’essayer de touiller de la diarrhée qui, pour l’heure, n’est que le produit de leurs propres défécations. Soyons puants. Il en restera toujours quelque chose. Dans cette affaire, le Canard a merdé.
Laissons la justice faire…

1251 – 26/05/2017

Lettre à Monsieur Bolloré à propos de Monsieur Hanouna

Monsieur Vincent Bolloré,
Vivendi
42 Avenue de Friedland
75008 PARIS

Cher Monsieur,

Je ne sais pourquoi, mais j’avais de vous une plutôt bonne image. Parmi d’autres. Peut-être aussi parce qu’on dit que vous êtes breton et qu’un breton ne peut pas être tout à fait mauvais. En fait, je ne suivais pas votre carrière, grandiose à ce qu’il paraît, jusqu’à ce que vous deveniez méchant avec les journalistes de ce qui allait devenir « C9 ». Je n’ai pas bien suivi cette affaire, qui me semblait assez malfaisante, mais, au fond, vous n’étiez pas plus malfaisant que les autres.
Mais voici que vous avez atteint le fond.
Sur la chaîne « C8 » qui vous appartient, officie un déchet que vous avez acheté 250 millions d’euros, qui porte le nom de Cyril Hanouna. Je ne vous raconterai pas ses derniers faits et gestes. Vous les connaissez, ne faites pas l’ignorant. J’ignorais d’ailleurs tout de ce personnage jusqu’à entendre ce qu’il faisait. Je suis allé vérifier sur You Tube. J’ai eu la nausée. Ce type est répugnant.
Ce personnage vous déshonore. Vous avez acheté de la merde pour 250 millions. Ce n’est pas de la bonne gestion et je pense que vous y mettrez ordre.
Recevez, Cher Monsieur, mes salutations effarées.

1250 – 25/05/2017

Macron ? Vous allez voir

Macron, c’est la diminution du nombre des fonctionnaires.
Macron, c’est la baisse des charges des entreprises.
Macron, c’est la fin des CDI.
Macron, c’est baiser la babouche de Merkel.
Macron, c’est le libéralisme.
Macron, c’est tous les trucs du programme de Fillon.
En un peu plus soft, quoi.
Macron, ce n’est surtout pas la gauche.
Vous allez voir.

1249 – 21/05/2017

On peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant «L’Europe, l’Europe…»

Célèbre phrase de Charles de Gaulle.
Ils sont toujours en train de sauter sur leur chaise comme des cabris parce qu’ils n’ont rien compris. Déjà, ils ont tripoté le vote démocratique. En France, cela s’est traduit par le plus grand mépris pour les résultats du referendum. Grande œuvre sarkosienne qui est allée faire voter en loucede par l’Assemblée Nationale ce que le peuple avait rejeté. A l’époque, j’avais qualifié ce traité de « concordat de notaires » au sens où il ne gérait que des questions économiques, pour tout dire, des questions d’argent.
Depuis, les travailleurs, qu’ils soient salariés, agriculteurs, artisans, n’ont eu à connaître que les inconvénients de la chose, de l’élevage bovin intensif d’Allemagne de l’Est à coup de salariés turcs sous-payés au coup fameux des travailleurs détachés et tutti quanti. L’Europe est devenue une formidable machine à fabriquer, par le jeu de la concurrence, des travailleurs mal rémunérés et des chômeurs, sans compter les différences de protection sociale entre les pays. Par-dessus, ces mêmes chômeurs et travailleurs contemplent le formidable pouvoir des banques qui, sous l’aile de la BCE, achètent, vendent des entreprises conteneurs de paquets d’hommes et de femmes désorientés, dépossédés de leur dignité d’hommes et de femmes. L’Europe n’est même plus industrielle. Elle est devenue financière. Ajoutons le désolant spectacle de la concurrence fiscale et nous auront fait le tableau d’une Europe désolante et injuste.
Et, pendant ce temps, ils sont tous à se désoler des rejets des peuples et sont toujours là à sauter sur leurs chaises comme des cabris.
On n’a pas entendu Emmanuel Macron, si européen, mettre au premier rang de ses préoccupations l’unification du droit du travail, l’unification de la protection sociale, l’unification fiscale et de la politique contre les paradis fiscaux.
L’Europe actuelle est une saleté. Et l’on ne voit toujours de pas de serpillère. Juste les sauts de cabris sur les chaises qui vont bientôt se déglinguer.

1248 – 09/05/2017

Deuxième tour et on n’attend rien

Il y a 5 ans, on espérait Hollande. Et ce n’était pas gagné. On a été bien déçus après. Mais on a gagné. A 20 heures, on était joyeux.
Il y a 10 ans, on espérait Ségolène. Qu’est-ce que j’ai pu l’espérer celle-là. Une femme au pouvoir ! Une femme de gauche ! Là, on a eu Sarko. Et à 20 heures, putain, quelle merde !
Aujourd’hui, on n’attend rien. On sait que Macron va être élu et que le libéralisme, le capitalisme, le banquarisme, vont garder la main.
Vais-je aller voter ? Mettre une enveloppe vide ? Mettre une enveloppe ave « Le Pen salope » ou autre connerie. Si je ne respectais pas les scrutateurs, je mettrais un bulletin avec du caca. Cette élection ne m’inspire que du caca.

1247 – 07/05/2017

Le peuple de gauche est baisé. Le Pen sombre dans le lisier. Est-ce pour autant que Macron…

Cette élection présidentielle doit beaucoup au hasard. Après les primaires de droite, on a sorti Fillion. On craignait Sarkozy, on espérait Juppé et on a eu Fillon. L’outsider en quelque sorte. L’inattendu, mais bien à droite de chez droite. Et ça nous a foutu la trouille.
L’affaire se précisait car Valls devait sortir de la primaire de gauche. On aurait donc un duel Fillion-Valls. Classique quoi? Mais c’est Hamon qui sortit. Puis Fillon se fit crucifier à cause de Pénélope et al.. Et voici que les nouveaux mousquetaires vinrent au premier plan pour compléter la bande des trois ? Des quatre ? Des cinq ?
Et les commentateurs de nous dire que les français remettaient en cause le vieux système des partis en oubliant qu’on était passé pas si loin que ça du duel Fillion Valls. Et les commentateurs auraient commenté sur le caractère toujours bipolaire de l’électorat français. Les commentateurs sont des blaireaux. Et entre quelques pages du Canard Enchaîné et quelques poignées de voix à gauche, voici que tout changea.
Et dès lors, vint le boxon. On se retrouve avec deux leaders autoproclamés. Plus de gauche. Merci les gars d’avoir eu tant peur de Fillon qu’ils on a voté Macron au lieu de Mélenchon. Je sais, j’en suis et je me mords les doigts, les dents et le reste. Avec l’expérience de 2002, nous avons droit à des circonstances atténuantes. Nous avons manqué de courage. On s’est bien fait baiser. Je comprends la gueule que Mélenchon tirait. Plus de gauche au second tour !
Mais qu’est-ce que c’est que ces putains d’élections à deux tours où l’on ne peut plus voter au premier tour sans penser au second ?
Puis vint ce mémorable débat du 3 mai 2017, au cours duquel la Le Pen a montré qu’elle était nulle. Mais nulle comme on ne pouvait l’imaginer. Et comme tous les incapables, elle a remplacé l’exposé de ses connaissances qu’elle n’avait pas par l’agression. Et, pour s’être ainsi comportée lors d’un débat supposé d’une autre tenue, elle a montré qu’elle était absente le jour de la distribution des cerveaux. « Le pen », en breton, veut dire « le bout », « l’extrémité ». La fin de tout quoi. Exit donc Le Pen. Sauf qu’on aurait eu Mélenchon contre Macron, ç’aurait eu une drôle gueule !
Alors, pour lui montrer, à la Le Pen, qu’elle est nulle, certains vont peut-être voter Macron, la queue basse, la queue très basse. Et Macron va être élu. Et Macron va être élu parce que l’autre dinde était tellement nulle qu’on a cru voir que le programme de son adversaire était bon. Le Pen fait voter Macron. C’est dingue !
Et c’est alors que l’inquiétude survient. Car jamais Macron n’a, même pas du bout des lèvres, mis en cause le modèle économique dans lequel l’Europe baigne et s’enfonce. Jamais il n’a vraiment démontré une volonté de construire une Europe politique et sociale pour éradiquer le dumping social qui a cours ces temps-ci et pendant lequel les activités industrielles, manufacturières, tertiaires et bientôt agricoles sont ou seront la propriété de groupes financiers. Son programme n’est jamais que faciliter la compétition (genre « France forte ») qui laissera, comme en Allemagne, bien des citoyens sur le côté de la route. On va faire de la Démocratie Sociale ou de la Social-Démocratie ou de la Pseudo-Démocratie suivant le modèle allemand où le risque de pauvreté est l’un des plus élevé d’Europe.
Voilà comment tout finit ! Désolant !

1246 – 05/05/2017