Archive dans 28 janvier 2010

Villepin gracié ou acquitté ?

sarko-sueur.1264696083.jpegC’est triste à dire : je suis satisfait que Villepin n’ait pas été condamné. D’ailleurs, a-t-il été acquitté ou gracié  ? Personne ne croit un seul instant qu’il n’ait été au courant de rien, dans cette ténébreuse affaire. Ou alors il aurait été un ministre dilettante…

Enfin, on fera comme si.

Surtout parce qu’on est vachement content qu’il soit acquitté, car on en connaît un qui doit tirer une de ces tronches. Surtout au moment où son inculture transparaît. Voilà un type qui écrit des textes et des poèmes. C’est comme Pompidou qui a fait une sympathique Anthologie de la Poésie Français. C’est malin. On s’y croit. On est là à souhaiter la victoire de l’un pour éviter celle de l’autre, pendant que les ou les troisièmes sont nul à produire des défécations. Ah, si on avait Ségolène ! mais on n’aura pas Ségolène tant ils s’évertuent à lui savonner l’escalier.

On est tombé bien bas quand on en est à désirer le Villepin parce qu’il est moins foldingo que l’autre.  Le moins repoussant.

La burqa c’est comme l’excision, l’infibulation et autres saloperies

Il n’y a pas besoin de se prendre le chou. Tout acte discriminatoire envers les femmes est contraire à la Déclaration des Droits de l’Homme et à la Constitution Française.

Et pas besoin de se reprendre le choun non plus, au prétexte de je ne sais quelle habitude culturelle qui justifierait de faire circuler les femmes dans une prison mobile.

La burqa, c’est comme l’excision et l’infibulation et toutes ces pratiques dégueulasses de mecs dégueulasses pour qui les femmes sont des jouets ou de esclaves interchangeables de race inférieure. Et l’on voit se profiler le meurtre de celles qui ne se plieraient pas à cette barbarie.

Il n’y a pas de place dans la société française pour ceux et celles qui imposent où s’imposent le port de cette saloperie en public comme en privé. Point final. Il n’y a pas de place pour un tel accoutrement dans le pays de la Révolution Française, des Trois Glorieuses et de la Commune !

Carlos, le Président et la Commission

Il était une fois un Président Directeur Général de Renault qui voulait expatrier encore davantage de constructions de voitures populaires en Turquie. Il voulait cela pour augmenter encore son profit parce que les travailleurs de Turquie coûtaient moins cher. Les travailleurs de Turquie sont moins bien payés, ont moins d’avantages sociaux que les travailleurs de France.

Il était une fois un Président de la Répubique, grand adepte du libéralisme, qui ne voulait entendre parler que de libre, saine et dure concurrence qui a pour effet salutaire de faire baisser les prix. Ce Président idolâtrait la Constitution Européenne ou plutôt son Traité de Lisbonne qui organisait cette concurrence sauvage à l’intérieur de l’espace de Marché Commun Européen.

Il était aussi que ce Président avait déjà un peu triché parce qu’il avait refilé de l’argent de l’état à Renault. S’il avait suivi ses principes, il n’aurait pas dû le faire. Mais s’il ne le faisait pas, l’industrie automobile de France se ramassait la gueule avec tout son cortège d’incidents économiques et de chômage y compris chez les sous-traitants.

Et voici que le Président s’énerve d’avoir donné tout ce fric pour voir, au final, les emplois filer en Turquie. Et voici que ce Président se met en tête de faire pression sur l’autre Président pour qu’il ne mette pas en oeuvre son plan libéral scélérat.

Mais voici que la Commission Européenne se met à critiquer le Président (de France) parce qu’il entrave la libre concurrence avec une certaine forme de protectionnisme.

Moralité : faire une politique économique en fonction de grands principes libéraux, sans tenir compte de l’intéret des peuples, c’est de la connerie.

Autre moralité : le Traité de Lisbonne est un instrument de torture économique des peuples qui ne marche pas vraiment  et que ses thuriféraires ne peuvent même pas appliquer complètement.

Solidarité Haïti : Patrons, donnez vos bonus ! Banques, donnez vos bénéfices !

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Je lis quelque part que les bonus des traders se chiffreront en milliards d’euros. Je ne sais plus si cede quels traders il s’agit. mais qu’importe. Il y a des milliards d’euros ou de dollars qui vont dans des poches déjà bien remplies.

En même temps, on est médusé de voir les associations caritatives demander au peuple de se cotiser pour aider les Haïtiens tandis que la majorité de la richesse est confisquée par le capitalismes international et ses affidés. Et l’on est médusé encore de voir le peuple donner ses trois sous pendant que gros restent silencieux.

Que les bénéfices des banques aillent vers Haïti. Que les bonus des nantis aillent vers Haïti.

C’est là leur chemin.

 

 

J’en ai assez qu’on critique les profs ! Commentaires sur Le Monde.fr

Léon-Marc Levy
10.01.10 | 18h36

OK pour les élèves, OK pour les parents qui regardent. Quant à l’inspecteur, je ne sais pas où vous êtes cher monsieur, mais dans mon coin c’est une heure tous les 4 ou 5 ans et encore !!

Le Mosellan
10.01.10 | 21h58

Votre analyse est presque parfaite. Pourquoi? Il y a longtemps que les parents ne balancent plus de baffes à leurs gosses. Ils n’ont qu’à revenir aux baffes,vous aurez plus d’autorité. l’aphorisme « Qui aime bien châtie bien » est tombé en déshérence.

Les « Ignorants Ridicules »?
11.01.10 | 02h17

Cette situation étant quasiment la même depuis vingt ans, il faut raisonner sur l’intérêt qu’elle présente pour ceux qui dirigent. Augmenter le bilan des opérateurs de téléphonie? pas sûr. Favoriser à terme l’éducation payante ou rien? peut-être. Laisser crouler l’E.N. sous son propre poids et produire une génération entière de jeunes sans savoir? Je pencherais + vers ça. Et si un Molière dénonçait ces ridicules? Moi qui ne tourne pas mal les vers, justement…à essayer.

Martine L
12.01.10 | 12h24

Il n’y a pas qu’enseigner dans les quartiers difficiles; mais lorsque c’est le cas- au lieu de « désespérer le 93 », faites donc la liste de tout ce qui serait nécessaire pour équiper les profs et les professionnaliser utilement pour faire face à leurs missions, puisque aussi bien, des profs, il en faut et partout .

Darden
12.01.10 | 14h04

j’ai bien aimé votre chronique, mais je me demande aussi si l’on peut faire toute une vie le même métier, dans un sens ou dans l’autre, et je crois que cette interrogation est importante; plus de personnes passées par la case « profs », et plus de profs passés par d’autres « cases »; plus d’expérience(s) pour tout le monde … l’ouverture, la tolérance, c’est aussi savoir changer de métier, de statut, et réciproquement…

benjamin
12.01.10 | 14h19

Ah! Enfin les choses sont dites! Bravo! à LM Lévy qui parle de « l’inspecteur venant une fois tous les quatre ou cinq ans » (pas folle la guêpe, d’une part elle est écrasée de travail administratif et par la réunionnite, d’autre part elle n’a guère envie de subir ce que subissent ses subordonnés) je signalerai que si le prof se trouve dans une des situations délicates décrites par l’auteur, le même inspecteur accourra de toutes ses jambes, pour l’enfoncer afin de se couvrir.

benjamin
12.01.10 | 14h30

Passer par la case « profs » et vice versa, dit Darden. J’approuve puisque j’ai été enseignant par vocation après avoir fait autre chose. Mais je vous souhaite bon courage, pour trouver des « masterisés » volontaires ET motivés, payés 1300 euros par mois pour se faire cracher dessus, en début de carrière. Dans les territoires lâchés par la république, ne vont plus que les policiers (avec un sig sauer et un teaser), et les profs. Même les pompiers, parfois, attendent les CRS en protection!

J’en ai assez qu’on critique les profs !

Un professeur est une femme ou un homme qui entre dans une classe plusieurs fois par jour. Il entre devant des spectateurs qui ont la dent dure. Ce n’est pas l’auditoire convaincu d’avance de la Comédie Française. Les élèves n’ont pas vraiment envie de l’écouter et ils manipulent leurs téléphones portables sous la table pour échanger des SMS.

Un professeur est un homme ou une femme qui sait qu’en un demi siècle le respect qu’on donnait autrefois à ceux qui exerçaient ce métier a disparu pour des raisons dont il n’est pas maître.

Un professeur est une femme ou un homme qui va devoir imposer sa parole. Mais il n’a pas forcément le choix du texte. Il n’a pas écrit le texte. Pour l’essentiel, on le lui a imposé dans les programmes. Il aimerait peut-être conquérir son auditoire avec des histoires amusantes comme dans les one man/woman show ou chanter en s’accompagnant à la guitare. Mais il doit parler de Montesquieu à des auditeurs fidèles de TF1, un endroit où le nom de Montesquieu n’a pas été prononcé depuis les origines du monde.

Un professeur est un homme ou une femme qui sait qu’il est observé par tout le monde. L’inspecteur le regarde, les élèves le regardent, les parents le regardent et tous sont prêts à se jeter sur lui à la moindre anicroche comme les chiens sur le cerf traqué à la fin de la chasse à courre.

Un professeur est une femme ou un homme qui sait qu’il n’a pas le droit à des réactions naturelles. Car s’il balance une claque à un jeune qui le traite de « sale con »,, il verra tout le monde lui donner tort, ses supérieurs, les élèves, les parents des élèves qui giflent leurs enfants à tour de bras, la police qui arrête les gens pour moins que ça, les mauvais journalistes pour pisser de la copie et TF1, évidemment, pour faire de l’audience. Et l’on s’empressera de le déclarer psychopathe ou alcoolique. Pour un peu, on le mettra en garde à vue. Car c’est bien connu. Tous les profs sont des ivrognes.

Un professeur est un homme ou une femme qui sait que la moindre disgrâce physique sera un handicap supplémentaire. Si elle est affligée d’un embonpoint voyant, s’il porte des lunettes épaisses, s’il est chauve, si elle ne s’habille pas à la mode du jour, s’il a des boutons, si elle est âgée, on devine quels sobriquets lui seront accolés.

Un professeur est une femme ou un homme qui sait que s’il exclut un élève, donne une retenue ou une mauvaise note, il ou elle sera qualifié de « grosse pute », « sale pédé » ou « enculé(e) ». Et ce sera la moindre des choses, car il se pourrait aussi qu’on crève les pneus de sa voiture et qu’il ne soit pas impossible qu’il reçoive un coup de couteau.

Un professeur est un homme ou une femme à qui l’on reprochera ses « vacances » parce qu’on ne sait pas ce qu’est l’effort physique nécessaire pour donner quatre ou cinq heures de cours par jour.

Il arrive qu’un professeur soit un homme ou une femme qui crève de peur en entrant dans sa classe et à qui personne n’a jamais tenu la main pour l’aider à affronter toute cette tempête.

Quand je demande autour de moi qui accepterait d’aller enseigner dans un collège de banlieue, il n’y a personne.

Alors, j’en ai assez qu’on critique les profs.

Chroniques des abonnés du Monde, 08/01/2010

Eric Besson ou la trahison

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Rue 89 exhume une interview d’Eric Besson datant de 2004 où il dit pis que pendre de Sarkozy. Cela vaut son pesant de trahison. A voir ici .

« Il y a un truc que les girouettes ont une bonne raison de détester (mais non, pas le vent), c’est l’archive. Quand l’archive est « audiovisuelle », l’effet est terrible : à la fois comique et pathétique.

Prenez Eric Besson (par exemple). Dans l’interview ci-dessous (4 mai 2004), il dénonçait avec force le « sarkoshow » et fustigeait alors les cadeaux aux ménages aisés que se proposait d’accorder celui qui était alors ministre des Finances :

« L’exonération des donations, ça plaira à ceux qui ont des grands-parents riches ! »

« (Rue89, 6 janvier 2010)