
On est tellement peu habitué aux grands nombres, quand il s’agit d’argent, que cela inhibe nos cerveaux. Alors quand l’autre zinzin fait perdre 4,9 milliard d’euros à la Générale on se dit que c’est beaucoup. Beaucoup beaucoup, mais comment beaucoup ? Alors il faut traduire en nombre de maisons ou de bagnoles, encore que l’unité de compte bagnole varie facilement, dans le neuf, entre 8000 et 30000 euros. 4,9 milliards cela fait 612000 Logan. P… ! Mais les milliards perdus ne sont qu’une modeste fraction des énormes sommes que le zozo avait engagées. Les intérêts, pour dire vite.
Et je viens de lire qu’il avait engagé des sommes correspondant à peu près au P.I.B. du Maroc.
Il y a donc des mecs sur cette terre qui jouent le P.I.B. d’un pays ! Et on voudrait que je reste calme ! Et l’autre qui dit que « les caisses sont vides » ! A côté de cela le salaire des infirmières… Le mec a perdu environ 200000 salaires annuels d’infirmière. Et je peux refaire le calcul en salaires de prof. Et si je le fais en SMIC, je vais avoir un malaise cardiaque. Et quand je le fais en nombre de traitements annuels d’un malade du SIDA en Afrique, je sens des envies de meurtre.
Et là, je suis comme un petit con avec mes 200 ou 300 euros données à des oeuvres dont la moitié est déductible de l’impôt sur le revenu.
Car si la Générale peut perdre 4,9 milliards d’euros sans exploser, on imagine les monstrueux tas de pognon de toutes les banques.
Le pire dans l’affaire du SMS révèlée par le Nouvel Observateur hier, ne serait pas que cette information puisse être erronée. Peut-être l’est-elle, peu-être pas. En dépouillant les archives secrètes des opérateurs de téléphonie mobile qui nous espionnent, on le retrouvera peut-être. Et si on ne le retrouve pas, cela ne sera pas la preuve qu’il n’ait pas existé. Comment prétendre que, lorsqu’on est Président de la République, on n’a pas le bras assez long pour faire effacer la copie d’un SMS.
Imaginons les choses ainsi: une bande d’illuminés se prend à l’idée de sauver des orphelins du Darfour et s’installe au Tchad pour procéder à son ramassage. Les autorités tchadiennes ont vent de cette affaire et s’arrangent, à l’aide d’intermédiaires choisis et corrompus, pour fourguer aux illuminés des enfants tchadiens, voire même pas orphelins. Puis, au dernier moment, quasi sur le tarmac, tombent sur le poil des humanitaires foireux et provoquent une bonne crise. Le Président français, gros bras comme l’on sait, se déplace en personne et revient bredouille, mais pas complètement. Il faut dire que le régime Tchadien est loin d’être irréprochable. Le Président Déby, décrit par certains comme