Il n’y a pas qu’en Afrique, même en France la corruption est partout

Il n’y a pas qu’en Afrique, même en France la corruption est partout

hommegris.1194743209.jpgC’était bien visible. Des échanges de mains rapides contenant de l’argent. Je m’apprêtais donc à écrire un billet pour m’indigner du fait que, sur la plage d’Agadir, les petits vendeurs à la sauvette sont rançonnés par les flics en quad.
Et voici qu’un de mes amis, à qui je fais part de mon intention, part d’un grand élat de rire.
Et il me raconte…
Et il me raconte l’histoire d’un Président de Conseil Général déchu qui a fait passer tout son argent en Amérique du sud. Et comment ce personnage qui avait pu craindre, pendant un temps, de connaître les geôles de la République était redevenu député. Oh, un député qui ne siégeait pas beaucoup. Il avait beaucoup à faire avec la gestion de sa fortune en Amérique du sud.
Naturellement, il me raconte aussi l’histoire de son successeur au Conseil Général qui s’est vu offrir une piscine. Il l’a dit lui-même: c’est un cadeau. Vous en connaissez beaucoup, vous, des donateurs désintéressés qui offrent des piscine pour Noël ou la St Glinglin ?
Et puis il y a aussi l’histore de ce directeur d’Office d’H.L.M. qui a été licencié pour un gros tas d’abus de bien social. Oh, licenciement soft. On ne lui a même pas demandé de rembourser tout ce qu’il avait pris dans la caisse. Même après que la justice se soit intéressée à lui. Il est bien tranquille et bien sûr de lui. Car un directeur d’Office d’H.L.M. connaît bien des choses, car il passe des gros marchés. Avec des grosses entreprises. Et les grosses entreprises ont des gros budgets. Tellement gros qu’ils débordent dans les caisses des partis politiques. Parfois, ils débordent aussi dans des poches. Toutes sortes de poches. Des grandes et même des petites poches. Et petite poche deviendra grande…
Bien sûr, ceci n’est que du romanesque. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est impossible. Car il n’y a qu’au Maroc que les petits flics de la plage d’Agadir se font refiler un billet de cent dirhams par les petits revendeurs à la sauvette.

Photo: Collection personnelle du diable

Bakounine