Avec les fêtes, j’ai un peu de retard dans mes lectures du Monde. Et ce n’est qu’aujourd’hui que je découvre l’article d’Henri de Bresson dans l’édition datée du 28 décembre. J’y découvre ce que je craignais. Hélas !
Qu’il me soit permis de reproduire ici les citations pour tous ceux qui ne lisent pas Le Monde (ce en quoi ils ont tort):
« Sur le trône de De Gaulle, un président en manches de chemise, avec la chemise déboutonnée et les lunettes de soleil d’Alain Delon, qui reçoit ses ministres les pieds sur la table et tutoie (presque) tout le monde ». (Italie, La Repubblica).
« Au lieu de se démener, comme le reste de la classe politique du pays, sur le pouvoir d’achat, les retraites ou les délocalisations, il s’en va le week-end à Disneyland » (Allemagne, Focus).
« Ehonté, irritant, narcissique ». (Allemagne, Süddeutsche Zeitung).
« Ses prédécesseurs aussi aimaient le luxe. Chez Sarkozy, cependant, cela tourne vite au vulgaire […] Les Français ne peuvent que constater à quel point ce nouveau Napoléon est imprévisible ». (Allemagne, Berliner Zeitung).
« Virée people … Sarko termine 2007 sûr de lui, arrogant, espérant mettre un voile sur ses premiers vrais déboires ». (Belgique, Le Soir).
« Ce qui se déroule vraiment à l’Elysée, où l’on semble tourner un remake de Louis de Funès ». (Pays-Bas, NRC-Handelsblad).
« Kozy et sa copine sur les rives du Nil ». (Grande Bretagne, The Sun).
« Sarkozy qui a réinventé la présidence de la France à l’époque du star-system ». Il est « le candidat unique d’un studio de «Loft Story appelé Elysée, une star de soap opera ». (Grande Bretagne, The Independent).

Depuis la dernière guerre mondiale quelques personnages ont eu ce rôle et ce privilège. Beaucoup parmi eux n’ont pas eu mes faveurs en politique intérieure. Mais tous ont tenu leur rang. Et même si l’on a, probablement à juste titre, critiqué « l’arrognance française », notre liberté, notre non-alignement, notre respect des valeurs universelles des droits de l’homme, ont toujours été associés à des présidents dignes des pouvoirs qui leur ont été attribués. Et même si Jacques Chirac était capable des consommer un sandwich au pâté en buvant une bière, il était, d’une certaine façon pétri par la dignité de la République Française, lorsque venait le temps de la représenter.
montre tape à l’oeil et dispendieuse au poignet, et Ray-Ban sur les yeux. Jamais je ne les ai vu exposer en place publique leur maîtresse. Ni laissé écrire qu’ils avaient passé une « bonne nuit » en sa compagnie après une incursion infantile à Disney-Land.
Il ne faut pas tout mélanger.