Ne nous y trompons pas. C’est parce que l’affaire a été révélée au public que Philippe Varin a renoncé à sa retraie « chapeau ». Autrement, il se serait bien gardé d’ébruiter la chose et aurait sans scrupules touché tous les mois autant que les salaires de 300 smicards, une fois les impôts passés. 300000 euros, dit-on, sans compter le reste. Mais qui a vraiment besoin de 300000 euros par mois !
Et d’autres que Monsieur Varin doivent être en train de pisser dans leur culotte de peur qu’on révèle le pactole qui les attend.
Pas si nombreux, cependant. Combien sont-ils ? Cent, mille ? Combien sont-ils qui confisquent sans pudeur, à eux seuls, le produit du travail de dizaines de milliers de travailleurs ? Et l’on a beau jeu de nous faire croire que, sans de telles rémunérations, on ne trouverait pas de dirigeant d’aussi grande qualité. Nonobstant le fait qu’ils ne sont pas si bons que cela (Philippe Varin en est un exemple, mais il n’est pas le seul), je suis bien persuadé qu’il existe des milliers de personnes tout à fait compétentes et qui accepteraient de diriger des entreprises pour bien moins que cela.
Les grandes entreprises, les banques, sont aux mains d’une bande quasi mafieuses dont les membres s’entre-échangent les sièges dans les conseils d’administration et les bonnes places et les grasses rémunérations.
Et la gauche n’a pas voulu légiférer sur les hauts salaires, espérant, dit-elle, une «auto-régulation». C’est pitoyable, à moins que les dirigeants de cette gauche espèrent pantoufler dans ces grandes entreprises quant ils auront été chassés du pouvoir.
Ce qui ne saurait tarder.
1127 – 28/11/2013

Quelque part, quelques fonctionnaires européens ont eu une vision dont l’effet est de faire passer la TVA sur les leçons d’équitation de 7 à 20%. C’est le seul sport à bénéficier, si j’ose dire, de ce privilège. Le football, le basketball et tutti quanti ne sont pas concernés.
Pour la Bretagne, cela n’a fait ni une ni deux. Après être resté des semaines impavides, il a suffit de quelques gentilles occupations des 4 voies pour qu’il nous sorte le lapin de son chapeau. Quelques bonnes promesses, une « mission » de concertation, un petit peu de pognon. Et ouste. Cela n’empêchera pas les abatteurs de bidoche allemands d’être payés ce qu’ils sont payés (il n’y a pas de SMIC en Allemagne) et de produire du porc moins cher qu’à Lampaul Guimillau. Triste spectacle d’une gauche efflanquée qui, ayant accepté une fois pour toutes les règles d’airain de l’économie de marché, se contente de contempler, impuissante, les charrettes de licenciement se succéder vers l’échafaud des travailleurs, tout juste bonne à disposer, ici ou là, quelques emplâtres de quelques millions puisés dans les poches du contribuable prié de se saigner tous les jours davantage.

Il semblerait bien que le Front National n’ait pas gagné une seule voix depuis les dernières élections. Voire, même qu’il en aurait perdu. Seulement, il se trouve que les électeurs de gauche se sont abstenus. Et, au lieu de clamer la recette éculée du « Front Républicain », Harlem Désir (qui, soit dit en passant a bien fait carrière) ferait bien de s’interroger sur les raisons de cette désaffection. A moins, ce qui est probable, qu’il s’interroge tout bas ou dans l’entre soi des « cadres » socialistes qui, de plus en plus déconnectés du réel, sont infoutus de produire un programme qui ne soit pas autre chose qu’un lot d’incantations.
L’ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIè Siècle, est bien accueilli, même dans la presse capitaliste et libérale. Même chez les politiques de droite, y compris ceux qui ne l’ont pas lu. On dit même qu’il aurait un retentissement mondial.