Arrestation Salah Abdeslam : France-Info devient une radio de merde
L’arrestation de Salah Abdeslam était en soi une nouvelle suffisamment importante pour qu’on se contente de relater les faits depuis les massacres du 13 novembre 2015. Relater les faits, cela veut dire relater les faits. Point n’était besoin d’en faire davantage (cf., par exemple, la très correcte relation du journal de France 2, de ce 19 mars, sans trop ajouter d’inutile ou de sensationnel). On aurait sans doute voulu interroger la police ou la justice française ou belge qui avaient pour l’heure d’autres chats à fouetter. On a alors fait parler des « spécialistes » qui, faute de savoir, se sont répandus en conjectures. On a recherché des survivants pour raviver les plaies ! On a proposé de « décrypter ». Et puis, il y a eu l’immonde Leibovitch, journaliste de mes deux qui n’a eu cesse d’essayer de faire déclarer que si l’enquête avait tant duré, c’était à cause de dysfonctionnements entre français et les belges. Heureusement qu’il y a eu des gens pour d’abord féliciter polices et justices de cette attestation. Pour le reste, on verra plus tard, non ?
Il me semble que la manière de se comporter devrait conduire au retrait de la carte de journaliste d’Ersin Leibovitch qui n’en est pas à son premier coup, loin de là. Ce type insiste fréquemment pour que les interviewés répondent selon son point de vue préconçu.
N° 1189 -19/03/2016
Les beaux modèles de nos voisins !
Hier on nous montrait un gentil petit reportage suer les italiens qui ne font plus d’enfants. Enfin un par couple, mais c’est assez. Pourquoi donc, car les italiens étaient plutôt fertiles ? Oui, mais, avec le chômage, disaient les gens, ce n’est guère facile, y compris d’avoir un logement. Quand on a un travail, c’est généralement un CDD. Alors, les couples doivent habiter chez les parents.
Pourtant on porte la réussite de Matteo Renzi en exemple.
Aujourd’hui on nous explique que les salariés des Pays Bas travaillent, en moyenne, 30 heures par semaine. A vrai dire, les employeurs proposent des contrats à temps partiel. Flexibles ! Un jeune homme se plaignait de n’avoir que 700 euros par mois, ce qui ne lui permet pas de payer ses dépenses basiques.
Hier, j’entendais sur France-Info un expert qui expliquait qu’en Allemagne, on offrait beaucoup d’emplois mal payés, à temps partiel, certains précaires qui allaient, notamment, aux femmes. Dans ce pays, il n’y a pas de CDI. C’est le « modèle allemand ».
On continue avec la « reprise espagnole » ? Le faible chômage en Irlande ?Ah, et le modèle chinois ! Et un petit coup d’œil aux USA.
La loi « Travail », en France, n’a d’autre objectif que d’imiter ces « solutions ».
P.S. Le salaire du patron de la BNP, Jean-Laurent Bonnaffé, en 2015, a atteint 3595327 euros. Oui, mais c’est un CDD. Pauvre précaire !
1188 – 01/03/2016
Notes d’économie politique n°98
J’habite les « Hauts de France ». Malheur à vous si je pisse !
Notamment tous ces parisiens qui font toujours les malins.

Dialogue du banquier et du jeune emprunteur
– Hé, bonjour monsieur Monclient. Que puis-je faire pour vous, discuter quelle affaire ?
– Hé, bonjour monsieur Monbanquier. Le temps enfin est venu, il est vrai, de discuter affaire.
– Discuter affaire ? Quel bonheur. Tant est si long le temps de chercher un moyen de vous offrir mes merveilleux services ?
– Je souhaiterais devenir propriétaire.
– Propriétaire, ah, ah, comme c’est bien dit.
– Une petite maison je vis…
– Ah, une petite maison…
– Dont j’ai fort appétit…
– Ah, fort appétit…
– Et qui point trop ne coûte…
– Point trop…
– Et pour laquelle j’aurais besoin d’un petit prêt.
– Vous avez sans doute tenu compte de notre dernière entretien.
– Certainement.
– Vous avez donc trouvé caution ou autre ?
– Non point. J’ai trouvé un CDI.
– Un CDI ! Mais cela n’existe plus, le CDI.
– Comment cela ?
– C’est la « flexi-sécurité » de la nouvelle loi. Votre contrat est flexible. Vous êtes flexible. Votre sécurité devient flexible. Vous pouvez être flexiblé du jour au lendemain.
– Et alors ? Comment faire maintenant ?
– Honnêtement, je ne sais pas. Je crois que vous l’avez dans le cul.
1187 – 15/03/2016
Loi « Travail » et comparaisons: Français, on vous ment, on vous enfume !
On vous prétend que des lois similaires ont été appliquées en Espagne, en Italie, etc. Ce qui est déjà inexact. On trouvera sous ce lien ou cet autre lien que les choses sont loin d’être aussi simples. D’abord, les dispositions législatives ne sont pas identiques. Ensuite, parce que les règles de comptabilité des chômeurs ne sont pas identiques. Et les résultats ne sont pas brillants. Et peut-on comparer l’Allemagne qui n’avait pas de SMIC en 2015 avec la France ? Et peut-on comparer avec la Grande Bretagne où le travail au noir est endémique ? Et on nous vend les pays nordiques ? La Suède a près 8% de chômeurs.
Rien n’est vraiment comparables tant les règles, les minima sociaux et tutti quanti sont différents. Et les pyramides des âges ? Les phénomènes sociaux ne s’analysent pas ainsi.Seule une étude approfondie des systèmes de chaque pays permettrait de montrer quelque chose. Les affirmations à l’emporte-pièce des politiques, des journalistes, des spécialistes, ne sont jamais que des approximations et des ouï-dire.
1185 – 10/03/2016
Notes d’économie politique n°98
El Khomri: le cache-sexe de Valls
Derrière la loi El Khomri se cache l’œuvre de Valls (et de Macron)

Derrière le travail, il y a tout simplement la vie des hommes et des femmes
Combien seront-ils dans les rues demain (1), à marcher contre le projet de loi de Myriam El Khomri ? A deux semaines de la présentation au conseil des ministres de la « loi travail », la colère enfle : la pétition contre le projet a déjà recueilli plus d’un million de signatures, et plusieurs syndicats et organisations de jeunes appellent à manifester. Dominique Méda, professeure de sociologie à l’Université Paris-Dauphine et spécialiste de la question du travail, explique pourquoi cette loi fait aujourd’hui l’impasse sur les véritables défis du travail en France : contrairement aux arguments avancés par les partisans de la loi, « le vrai sujet n’est pas la lourdeur du code du travail ou l’impossibilité de se séparer d’un salarié ». En réalité, la gauche, obsédée par les chiffres de l’emploi, a fini par oublier que « derrière le travail, il y a tout simplement la vie des hommes et des femmes ».
(1) Telerama soirée 08/03/2016
Loi travail et contrats foutaise
Ce matin, une je ne sais qui argumentait sur une radio que la loi « Travail » aurait pour objectif de diminuer les CDD et augmenter les CDD. Soit cette créature me prenait pour un minus habens (1), soit elle été elle-même minus habens, car :
Il y a des dispositions dans cette loi permettant de procéder beaucoup plus facilement à des licenciements soit transformer les CDI en CDD à durée incertaine.
Toute la question devient alors : est-il préférable d’avoir un CDD avec prime de précarité ou d’avoir un nouveau CDI (Contrat à Durée Incertaine) sans prime certaine.
L’argument concernant l’augmentation des CDI est pure foutaise. Allez voir en Espagne !
1184 – 07/03/2016
Minus habens: personne de capacité très médiocre
La loi scélérate de Madame Comerie et Monsieur Valse
Madame Comerie et surtout son camarade Valse veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes. On aurait pu penser à une simplification du Code du Travail. Pourquoi pas. Il y a tant d’articles et de pages qu’on pourrait certainement trouver à simplifier. Mais là, je crois bien qu’on me prend pour un con. Car cette loi est scélérate et davantage encore parce que, sous couvert des « nouveaux droits » que je ne trouve pas, on invente des tas de saloperies.
En toute honnêteté, on aurait pu appreler cette loi « Loi sur la diminution des droits des travailleurs et pour la joie du MEDEF ». Au moins, ç’aurait été honnête. Mais là, comment affirmer qu’en facilitant les licenciements, on diminue le chômage ? Idem pour la facilitation des heures supplémentaires. Kif kif pour la diminution des indemnités données par les Prud’hommes.Et Valse de mentir, et Chamallow itou, et Comerie pareil. Voilà pourquoi on a tenu les syndicats à l’écart ; il y aurait eu tellement de malaises cardiaques qu’on aurait vite manqué de représentants.
Voilà un Président, voilà un Premier Ministre, voilà des Ministres qui ont tout manqué, tout raté. Voilà cinq années de soi-disant gauche de merde, de bren, de pisse et de diarrhée. Voilà cinq années d’une gauche sans le courage de négocier et de renégocier ce qui était mauvais ou obsolète. On me raconte la Norvège. Il parait que les indemnités de chômage y sont élevées. Il paraît que les formations y sont solides et adaptées. Il paraît aussi qu’on chômeur ne peut pas refuser un poste adapté.
Ce n’est pas très loin, la Norvège.
